APSF's profileHérisson (fortifications...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
December 20 Démantèlement de l'infrastructureCet article est paru dans le journal INTRA 4 2006 Jeter un coup d’oeil dans un fortin, c’est rouvrir une page d’Histoire
On a construit des
positions de barrage et des ouvrages minés dans toute la Suisse jusque tard dans
les années 1980. L’ennemi présumé venait alors de l’Est et, à travers toute
l’Europe, soufflait encore le vent glacial de la Guerre froide. Avec les deux
réformes de l’armée (Armée 95 et Armée XXI), nombre de ces ouvrages de défense
sont devenus obsolètes; c’est pourquoi on a entrepris de les démanteler. Eva Zwahlen, suppl Cheffe Communication BLA Suite à la modification de la menace et aux deux réformes de
l’armée, de nombreux fortins et positions de barrage datant de l’époque de la
Guerre froide sont aujourd’hui superflus. On a donc entrepris de les démanteler.
Concrétement, il s’agit par exemple d’ôter les matières explosives des objets
minés (dans le jargon spécialisé, on parle de « désarmement »), de supprimer
les installations utilisées pour le maniement des explosifs, de combler les
regards avec des pierres. Un ouvrage miné, soit un ensemble de 31 pièces détachées Jakob Meier et Thomas Huber du Centre d’infra structure
d’Othmarsingen sont responsables du démantèlement dans les règles de
l’infrastructure de défense dans la zone attenante à leur centre
d’infrastructure. Voici quelques données techniques à propos de l’ouvrage miné
démantelé mi-octobre 2006 dans le secteur de Steckborn TG : 31 éléments étaient
répartis sur une superficie de 2000
m2. Les coûts pour le démantèlement par l’entreprise de
bâtiment Implenia se sont élevés à 60.000 francs.» Cette année, nous avons déjà
démantelé environ 80 ouvrages », explique Jakob Meier, « ce qui équivaut à une
facture de 2 millions de francs ». L’ancien garde-fortifications âgé de 59 ans ne
peut pas se prononcer sur le nombre de missions qu’il reste encore à effectuer jusqu’à
la fin de l’année car «80 pour cent des missions nous sont confiées par des
personnes externes à l’armée». Cela signifie que des autorités cantonales, par
exemple, s’adressent au Centre d’infrastructure d’Othmarsingen avec un besoin concret :
elles souhaiteraient le démantèlement d’un ouvrage parce qu’elles ont décidé de
procéder à des travaux d’assainissement des routes. Dans un tel cas, M. Meier
est responsable de l’ensemble du projet et en discute avec les propriétaires
fonciers. Témoins du passé, mais aussi causes possibles d’accidents Actuellement, les ouvrages minés et les barrages antichar ne sont pas démantelés uniquement à cause du changement de doctrine. « Les ouvrages sont aussi victimes des ravages du temps », concède M. Meier. « Le couvercle défectueux d’un regard d’une barricade antichar peut, par exemple, provoquer la chute d’un motocycliste, et c’est la Confédération qui est alors responsable. » Jeter un coup d’oeil dans un fortin sphérique, c’est rouvrir
une page d’Histoire. Avec le démantèlement à travers toute la Suisse des
ouvrages de défense, ce ne sont pas que des éléments en béton et des explosifs
qui disparaissent, mais aussi des témoins du passé. Dans le cadre de ses deux dernières réformes, l’Armée suisse a entrepris depuis quelques années, de démanteler des ouvrages de défense (barrages antichar, ouvrages minés, fortins d’infanterie, etc.). On opère cependant une distinction entre les ouvrages qui font partie du parc essentiel (c. à. d. qui sont encore utilisés activement) et ceux qui appartiennent au parc à disposition (c. à. d. qui ne sont plus employés à des fins militaires). Le démontage des explosifs se trouvant dans les ouvrages minés est réalisé par des spécialistes des centres d’infrastructure de la base logistique de l’armée BLA). Lors de projets de démantèlement, les partenaires sont, d’une part, les entreprises de bâtiment civiles auxquelles on confie le démantèlement et, d’autre part, les propriétaires fonciers (p. ex. les Chemins de Fer Fédéraux). Depuis 1995, on a déjà démantelé 5000 ouvrages de défense dans toute la Suisse. TrackbacksThe trackback URL for this entry is: http://infoapsf.spaces.live.com/blog/cns!B87B0F21C6DE2753!720.trak Weblogs that reference this entry
|
|
|